2022 : vers un luxe engagé et sublime?

Ainsi que le rappelait Nicolas Chemla lors du Sommet du luxe consacré à la Disruption créatrice, le luxe ce n’est pas seulement le beau, c’est le sublime ! Et citant Virgil Abloh, on atteint le sublime “quand la raison bascule, quand les proportions s’affolent, … bref lorsque quelque chose échappe à la raison et provoque le vertige et le frisson”.

Est-il possible de provoquer ce vertige et ce frisson dans un monde placé sous le signe du « consommer autrement » et donc du « produire autrement » ? Les maisons de luxe s’y engagent depuis quelques années déjà! Et cela a le mérite de provoquer un foisonnement d’innovations, qui aujourd’hui répondent aux attentes des consommateurs.

La Clean Beauty en est un bon exemple : les chiffres de sa croissance en attestent ! Son développement a notamment été permis par celui de la bioéconomie. Grâce aux micro-organismes et aux biotechnologies, on a pu produire autrement du parfum et des actifs cosmétiques, sans avoir recours à des produits nocifs ou d’origine animale. Mais la Clean Beauty doit aller au-delà jusqu’à la réduction des déchets.

Nicolas Gerlier, fondateur de la marque La Bouche Rouge, a été interviewé sur BFM fin décembre sur ce sujet. Son engagement : la réduction des déchets liés à l’utilisation des rouges à lèvres. Songez donc : 1 milliard de rouges à lèvres non recyclables sont jetés chaque année ! Son innovation a été globale, de l’amont à l’aval, en production, en formulation, du packaging à la supply chain et la distribution : zéro plastique. Objectif atteint !

Cet engagement responsable contribue-t-il au sublime ? La Clean Beauty n’est pas une autre voie mais un enrichissement précieux, une nouvelle dimension, un faire-valoir de la beauté qui devient indispensable pour imaginer l’avenir. Les années à venir vont être riches en enseignements… et là encore, les créateurs auront le dernier mot.

 

 

2022-01-12T10:15:35+01:00
Aller en haut