Des savoir-faire dans l’art du temps : la mécanique horlogère franco-suisse au patrimoine de l’UNESCO

En mars 2019, la Suisse et la France décident de porter une candidature commune auprès de l’UNESCO pour valoriser les savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art de l’Arc Jurassien. Et, après 18 mois de procédure, c’est le 16 décembre 2020 que la décision de les inscrire au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO a été annoncée.

De part et d’autre de la frontière franco-suisse, c’est un tout un écosystème qui s’est enrichi année après année. On y trouve « une grande diversité d’artisans, d’entreprises, d’écoles, de musées et d’associations qui valorisent et transmettent des techniques manuelles à la fois traditionnelles et innovantes. Partant d’une fonction économique, elles ont aussi façonné la réalité sociale quotidienne des régions concernées », indique le communiqué commun de Grand Besançon Métropole et du Pays Horloger.

Calibre Royal, mouvement de montre de la Manufacture Pequignet © L. Cheviet

Alors que la concurrence asiatique frappait durement l’industrie horlogère européenne dans les années 70-80, la Région Bourgogne Franche-Comté, berceau historique de cette industrie, a su organiser avec les acteurs concernés la transmission des savoir-faire et la renaissance des activités.

Aujourd’hui 80% de la filière horlogère française est localisé en Bourgogne Franche-Comté: une cinquantaine de sociétés (PMI et PME) liées à l’horlogerie dans le bassin du Grand Besançon et une trentaine de sociétés dans le Haut-Doubs. Le secteur regroupe à la fois les émailleurs, les sertisseurs, les horlogers et les micro-mécaniciens.

Micro D2, usinage d’une pièce d’horlogerie © L. Cheviet

 

Lors du Sommet du Luxe 2020, Sébastien Thibaud, directeur de la plateforme technologique Mifhysto à l’institut Femto-ST à Besançon, témoignait du rôle déterminant de ce réseau de recherche et d’innovation pour réimplanter de la valeur, des savoir-faire et des compétences dans la Région.

L’inscription au patrimoine culturel immatériel de l’humanité est « une formidable reconnaissance des savoir-faire et d’une culture si caractéristique de notre territoire (et) rend hommage aux femmes et aux hommes qui les pratiquent et qui en assurent la transmission », se félicitent Anne Vignot (Présidente de Grand Besançon Métropole et Maire de Besançon) et Denis Leroux (Président du PETR -Pôle d’Equilibre Territorial et Rural-du Pays Horloger).

Une récompense de plus de deux siècles de tradition horlogère dont la maîtrise implique le goût du travail bien fait, la créativité, la persévérance… des valeurs essentielles qui seront au cœur du redressement de notre pays.

Citadelle de Besançon © Photothèque de Besançon

 

 

2021-05-21T12:23:39+02:00

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